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Eau et assainissement

Eau et assainissement

Des services à l'usager respectueux de l’environnement

La Métropole assure la distribution de l’eau potable aux usagers. Elle est également responsable de l’assainissement collectif et individuel, c’est-à-dire de la collecte des eaux usées et de leur traitement avant rejet en milieu naturel.

 


 

La distribution d’eau potable et l’assainissement (collecte, traitement et rejet des eaux usées) sont délégués aux six Territoires qui composent la Métropole. Ces services peuvent être assurés selon les cas en délégation de service public (DSP) ou en régie.

Pour trouver votre distributeur 

Mieux connaître les six Territoires de la Métropole ? Découvrez la carte de la Métropole Aix-Marseille-Provence.

 

À l’échelle métropolitaine, une direction générale adjointe pilote la politique stratégique de l’eau et de l’assainissement. Elle élabore, organise et met en œuvre des schémas métropolitains associés. 

 
Le service public de l’eau potable

Cette mission consiste à assurer la protection de la ressource et à délivrer, au robinet des usagers, une eau propre à la consommation. L’eau est prélevée dans le milieu naturel (rivières, nappe phréatique, nappe alluviale ou source) ou puisée dans des canaux (canal de Marseille, de Provence). Elle est ensuite traitée afin de la rendre potable pour être distribuée sur l’ensemble du territoire à travers un réseau de canalisations et de stockage intermédiaire.

Un schéma directeur de l’eau pour harmoniser le service à la population et préserver les ressources

Le schéma élaboré par la Métropole permet de mutualiser les moyens. Il est également le garant de la qualité de l’eau distribuée au regard des exigences de l’agence régionale de santé (l’ARS).

Plusieurs objectifs sont visés :

  • Assurer la sécurité d’approvisionnement en eau par le doublement des sources ;
  • Garantir la qualité de l’eau potable en prévoyant la possibilité de substituer une usine de production à une autre ;
  • Prévoir des réseaux de dérivation en cas de rupture de canalisations.

Cette stratégie vise ainsi à prévenir tout risque de pénurie, notamment en période de sécheresse, et de pollution, tant en amont au niveau du transport de l’eau brute, qu’en aval du traitement sur la distribution de l’eau potable. Pour y parvenir, la Métropole prévoit de rationaliser sa mission en réduisant le nombre d’acteurs grâce à la mutualisation du service sur l’ensemble de son territoire.

 

Le service public de l’assainissement

Comme les déchets, les eaux usées ne peuvent être rejetées dans la nature, les rivières, les fleuves et finalement la mer, sans avoir été préalablement dépolluées. Cette phase du cycle de l’eau s’appelle l’assainissement. Elle a pour objectif de garantir les enjeux de santé publique et de préserver les milieux naturels. L’eau, une fois consommée, est dépolluée dans des stations d’épuration gérées par la Métropole.

L’assainissement est soit collectif (c’est le réseau public des eaux usées domestiques) soit non collectif (cas d’une habitation non raccordée au réseau et qui utilise une fosse septique). La Métropole assure l’innocuité des rejets dans le milieu naturel par le contrôle des stations d’épuration et des installations privatives.

Un schéma directeur de l’assainissement pour protéger l’environnement

L’assainissement de l’eau, comme la distribution, fait aussi l’objet d’un schéma directeur. L’ambition est de répondre aux objectifs des directives européennes notamment en ce qui concerne la conformité des eaux résiduaires urbaines des systèmes d’assainissement. Cette stratégie permet d’améliorer la qualité des eaux de baignade et des eaux des cours d’eau du territoire métropolitain.

Assainissement non collectif, mode d'emploi

Les habitations non raccordées au réseau public de collecte des eaux usées doivent être équipées d'une installation d'assainissement non collectif dont le propriétaire assure l'entretien régulier et qu’il fait périodiquement vidanger par une entreprise agréée.

La réglementation prévoit que les installations d’assainissement non collectif doivent faire l’objet d’un diagnostic périodique. Chaque Territoire dispose d’un service public d’assainissement non collectif (SPANC) qui intervient pour ce contrôle. 

La gestion des eaux pluviales

Cette compétence s’exerce, elle aussi, dans le cadre d’un schéma directeur. Cet outil d’aide à la décision permet de proposer des actions hiérarchisées et planifiées. L’enjeu est de garantir à la population une gestion des eaux pluviales satisfaisante et de limiter au mieux le ruissellement et les débordements. 

La préservation de l’environnement : une priorité

Les services d’eau potable et d’assainissement contribuent à la réalisation de nombreuses actions dans le domaine de l’environnement. Les objectifs sont nombreux : l’amélioration de la performance énergétique, la réduction des émissions des gaz à effet de serre et la compensation « carbone », le développement des énergies renouvelables, la préservation de la biodiversité et la protection de la ressource, la lutte contre les eaux parasites…

 

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Approvisionnement en eau :
les trois sources de la Métropole
  • Le canal de Marseille qui distribue sur quelque
    160 kilomètres, depuis plus de 150 ans – sa construction par l’ingénieur Franz Mayor de Montricher date de 1849 – l’eau de la Durance depuis La Roque-d’Anthéron à La Ciotat en passant par les deux tiers des quartiers de Marseille ;
  • Le canal de Provence qui collecte les eaux du Verdon pour alimenter Marseille et le Pays d’Aix ;
  • Les nappes phréatiques lorsqu’une commune n’est pas directement approvisionnée par l’un de ces canaux.
 
 
Quelques chiffres
  • 1,82 million d’habitants desservis
  • 160 millions de m3 d’eau potable produits par an
  • 7 465 km de canalisations de distribution d’eau
  • 71 stations d’épuration 
  • 58 usines de potabilisation

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Le saviez-vous ?

Des services publics solidaires et durables

La plupart des Territoires contribuent au Fonds de solidarité logement (FSL) et ce dans le cadre de conventions signées entre la Métropole et les gestionnaires des services de l’eau. Les aides financières permettent aux usagers les plus précaires de régler une partie de leurs charges afférentes à l’eau potable. 

Par ailleurs, depuis 2015, le Territoire Marseille Provence a signé des conventions dites « Fonds de proximité eau » avec les centres communaux d’actions sociales (CCAS) de la quasi-totalité des communes du territoire. Ce dispositif vise à aider les abonnés en difficulté à régler la part imputable à l'eau potable de leurs factures. 

En savoir + : Faire face aux difficultés de paiement

Coopération internationale

Chaque année, depuis 2016, la Métropole lance un appel à projets à destination des associations souhaitant mettre en œuvre un programme de solidarité et de coopération internationale pour l’eau et l’assainissement dans les pays défavorisés.

En savoir + : Programme de solidarité et de coopération internationale pour l’eau et l'assainissement | Métropole Aix-Marseille-Provence

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Trop de plastiques à la mer !

Parallèlement au traitement effectué sur les eaux usées, trop de déchets sont encore jetés sur la chaussée. Ils finissent souvent à la mer. Ainsi, le sac plastique, le mégot écrasé à terre ou le mouchoir négligemment abandonné au sol, s’ils ne sont pas mis dans une poubelle, termineront leur parcours dans la mer ou dans l’étang de Berre… 

 
LA COURSE DE LA LINGETTE

Présentée comme un produit biodégradable, la lingette part souvent dans le réseau d’eaux usées au lieu d’être jetée dans la poubelle. À l’arrivée, 10 % des rejets traités en station d’épuration sont des lingettes ou des mouchoirs non digérés… Leur place est donc dorénavant dans la poubelle.

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Consulter le rapport annuel 2019 sur le prix et la qualité du service public de l’eau potable et de l’assainissement :

Consulter les rapports annuels 2019 sur le prix et la qualité du service public de l’eau potable et de l’assainissement établis pour chacun des six Territoires de la Métropole :