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Eau et assainissement

Eau et assainissement

Garantir la ressource en eau

Si le service de l'eau et de l'assainissement relève des prérogatives de la métropole, le Pays d’Aix et le Pays d’Aubagne, deux des six territoires intercommunaux fusionnés au sein de la métropole, continuent de confier, à titre transitoire, cette compétence aux communes qui les composent jusqu’au 1er janvier 2018.

 


 

En effet, à cette date et conformément à la logique de la loi portant Nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe), cette compétence sera intégralement transférée à la Métropole. Cette dernière a donc pour mission d’harmoniser les situations dans un esprit commun et un souci partagé de préservation de la ressource au travers de l’élaboration d’un schéma directeur.

L’objet de ce document est de mutualiser les moyens et garantir la qualité de l’eau distribuée au regard des exigences de l’agence régionale de santé (l’ARS).

Trois objectifs :

  • Assurer la sécurité d’approvisionnement en eau brute par le doublement des sources
  • Garantir la qualité de l’eau potable en prévoyant la possibilité de substituer une usine de production à une autre
  • Prévoir des réseaux de dérivation en cas de ruptures de canalisations.

Cette stratégie vise ainsi à prévenir tout risque de pénurie, notamment en période de sécheresse, et de pollution accidentelle ou intentionnelle tant en amont au niveau du transport de l’eau brute, qu’en aval du traitement sur la distribution de l’eau potable. Pour y parvenir, la Métropole prévoit de rationaliser sa mission en réduisant le nombre d’acteurs grâce à la mutualisation du service sur l’ensemble de son territoire.

Protection de l’environnement

Comme les déchets, les eaux usées ne peuvent être rejetées dans la nature, les rivières, les fleuves et finalement la mer, sans avoir été préalablement dépolluées. Cette phase du cycle de l’eau s’appelle l’assainissement.

Il peut être :

  • collectif, c’est le tout-à-l’égout ;
  • non collectif, dans le cas où une habitation non raccordée au réseau utilise une fosse septique.

Dans les deux cas, il revient à la Métropole d’assurer l’innocuité des rejets dans le milieu naturel par le contrôle des stations d’épuration et des installations privatives prises en charge par le Service public d’assainissement non collectif (SPANC).

L’assainissement de l’eau fait aussi, comme la distribution, l’objet d’un schéma directeur.

Celui-ci est en cours d’élaboration. Un groupe de travail procède à un état des lieux des situations existantes avec l’aide des communes. Cette première phase doit s’achever au
1er janvier 2018 afin de mettre en place un plan d’actions faisant ressortir l’ordre des priorités.Cette démarche, visant au bout du compte à mutualiser les bonnes pratiques, est encouragée par l’agence de l’eau qui verse des primes pour épuration ou finance des travaux lorsque les installations sont conformes.

C’est le cas notamment pour le territoire de Marseille-Provence qui a bénéficié d’une participation à hauteur d’un tiers pour le financement d’un programme de 185 M€ de travaux dans le cadre d’un contrat d’agglomération.

Plus globalement, le financement des mises en conformité est inscrit dans les programmes des agences de l’eau comme priorité absolue et repose sur une contractualisation avec les collectivités sur les échéances des travaux, compatible avec le respect de l’objectif du plan d’action national.

Histoire d’eau

Tout ce qui est jeté sur la voie publique et qui n’est pas ramassé va à la mer. Ainsi, le mégot écrasé à terre, le ticket de métro échappé d’une poche ou le mouchoir négligemment abandonné au sol, s’ils ne sont pas mis dans une poubelle, seront entraînés par la pluie dans le réseau d’écoulement pluvial et termineront leur parcours dans la mer ou l’étang de Berre…

Savoir

Les habitations non raccordées au réseau public de collecte des eaux usées doivent être équipées d'une installation d'assainissement non collectif dont le propriétaire assure l'entretien régulier et fait périodiquement vidanger par une entreprise agréée.

Assainissement, mode d’emploi

La réglementation prévoit que les installations d’assainissement non collectif doivent faire l’objet d’un diagnostic périodique. Il permet de vérifier l’innocuité des installations sur le réseau hydrographique et les nappes phréatiques. C’est le SPANC qui intervient pour assurer ce contrôle.

Un rapport de vérification du fonctionnement et de l'entretien des installations contenant les observations du diagnostic et un schéma du dispositif d’assainissement, est ensuite envoyé au propriétaire. Selon les cas, il comportera des recommandations pour l’entretien et le maintien en bon état de fonctionnement de l’installation, des propositions pour mettre fin à d’éventuels désagréments ainsi que les démarches à entreprendre en cas de problème sanitaire ou environnemental.

Ce diagnostic apporte donc aux usagers des conseils les aidant à maintenir leur installation en bon état de fonctionnement. Il détermine ainsi la nécessité de vidanger la fosse, il décèle d’éventuels problèmes et propose des solutions… Il permet également de résoudre des cas de pollution ou d’insalubrité.

 

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Approvisionnement en eau :
les trois sources de la Métropole
  • Le canal de Marseille qui distribue sur quelque
    160 kilomètres, depuis plus de 150 ans – sa construction par l’ingénieur Franz Mayor de Montricher date de 1849 – l’eau de la Durance depuis La Roque-d’Anthéron à La Ciotat en passant par les deux tiers des quartiers de Marseille ;
  • Le canal de Provence qui collecte les eaux du Verdon pour alimenter Marseille et le Pays d’Aix ;
  • Les nappes phréatiques lorsqu’une commune n’est pas directement approvisionnée par l’un de ces canaux.

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80 %

C'est le pourcentage de la population métropolitaine alimentée par les eaux superficielles.

 

 
Chiffres-clés

70 : c’est le nombre de stations d’épuration sur le territoire métropolitain
60 000 : c’est le nombre d’installations individuelles de traitement des eaux usées (fosses septiques) sur la métropole
58 : c’est le nombre d’usines de potabilisation
315 : c’est en millions de m3 l’évaluation des besoins en irrigation de l’agriculture sur le territoire métropolitain

 

 

LA COURSE DE LA LINGETTE

Présentée comme un produit biodégradable, la lingette part souvent dans le réseau d’eaux usées au lieu d’être jetée dans la poubelle. À l’arrivée, 10 % des rejets traités en station d’épuration sont des lingettes ou des mouchoirs… Leur place est donc dans la poubelle.

Consulter le rapport annuel 2017 sur le prix et la qualité du service public de l’eau potable et de l’assainissement :

 

Consulter les rapports annuels 2017 sur le prix et la qualité du service public de l’eau potable et de l’assainissement établis pour chacun des six Territoires de la Métropole :