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Politique de la ville et renouvellement urbain

Politique de la ville et renouvellement urbain

La Métropole
solidaire
des quartiers

La politique de la ville cible les quartiers dits « prioritaires ». Elle vise à améliorer le cadre de vie de leurs habitants en contribuant au renouvellement urbain. Il s’agit de restaurer la cohésion sociale lorsque celle-ci a été rompue et de rétablir le lien avec les autres quartiers de la ville, dans le respect de leur identité et de leur histoire.

 


 

Le contrat de ville

Feuille de route de la politique de la ville, le contrat de ville a été instauré par la loi du 21 février 2014 dite de programmation pour la ville et la cohésion sociale. Il recense les actions que chaque signataire (État, collectivités, entreprises économiques, culturelles ou sportives…) s’engage à conduire et financer selon quatre orientations principales :

  • développement économique, emploi et insertion,
  • cohésion sociale (actions éducatives par exemple),
  • cadre de vie et renouvellement urbain,
  • citoyenneté et valeurs de la République.
Les quartiers prioritaires

Fini l’empilement de zones et dispositifs. L’État a redéfini les périmètres d’intervention de la politique de la ville. Les moyens se concentrent désormais vers les territoires les plus en difficulté. Il n’existe donc plus aujourd’hui qu’une seule carte qui recense les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), identifiés par un seul critère, celui du revenu par habitant.

Ces situations d’exception n’ayant pas vocation à perdurer, les quartiers qui sortent du périmètre restent malgré tout sous vigilance. Ils sont alors classés en quartiers de veille active. Ces derniers bénéficient alors d’un accompagnement particulier destiné à aider la transition.

Le citoyen au cœur du dispositif

Les habitants des quartiers prioritaires ne sont plus seulement les bénéficiaires des actions menées au titre de la politique de la ville, ils en sont aussi les acteurs. Une vingtaine de conseils citoyens existent déjà ou sont en cours de constitution sur le territoire métropolitain. Leurs membres, volontaires et bénévoles, sont associés à toutes les étapes de la mise en œuvre du contrat de ville et peuvent eux-mêmes proposer des actions au sein de leur propre quartier.

Concrètement….

TAPAJ, une action qui fait du bruit

TAPAJ, pour Travail alternatif payé à la journée, est un programme d’insertion spécifique. Il permet aux jeunes en très grande précarité d’être rémunérés en fin de journée, pour une activité professionnelle qui ne nécessite pas de qualification ou d’expérience professionnelle particulière, et ne les engage pas sur la durée.

Ce dispositif, expérimenté dans le cadre de la programmation du contrat de ville sur les quartiers politique de la ville des 13e et 14e arrondissements de Marseille, ainsi que sur des équipements sportifs municipaux, a été étendu sur l’ensemble des zones prioritaires de Marseille : équipements sportifs, espaces verts, délaissés urbains, espaces extérieurs des copropriétés et des résidences HLM.

TAPAJ à Marseille, ce sont :

  • 100 jeunes des QPV entrés dans le dispositif ;
  • 3 500 heures de chantiers de nettoyage, désherbage, peinture, petite maçonnerie, réalisées dans les quartiers politique de la ville ;
  • une trentaine de sites différents concernés : copropriétés dégradées, espaces verts et équipements sportifs de la ville de Marseille, résidences HLM.

Et à plus long terme, une prise en charge globale des « TAPAJEURS » pour l’insertion professionnelle, une aide à la recherche d’hébergement ou encore une prise en charge médico-sociale.

Le quartier de la Maille 2 à Miramas montre l’exemple

Cette opération de rénovation urbaine a conduit à la reconfiguration complète du quartier. Ce vaste programme auquel les habitants ont été associés, a notamment permis de :

  • réhabiliter des logements sociaux ;
  • rénover des copropriétés ;
  • construire de nouveaux logements ;
  • créer une nouvelle voirie, de nouveaux parkings ;
  • réaménager totalement les espaces publics ;
  • reconstruire le commerce de quartier ;
  • reconstruire écoles et pôle sportif.

Avec ce plan de rénovation urbaine, c’est tout un quartier qui s’est transformé, dans une vision durable. L’habitat a été diversifié, les services publics ont été développés, pour renforcer la mixité sociale et ouvrir le site sur les quartiers périphériques et le reste de la ville.

Métropole - Aix-Marseille-Provence
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Chiffres-clés
  • 300 000 habitants vivent dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville soit 16 % de la population de la métropole.
     
  • 14 communes sont concernées par des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV).
     
  • 59 quartiers prioritaires et 19 quartiers de veille à La Ciotat, Aubagne, Salon-de-Provence, Istres, Miramas, Martigues, Port-de-Bouc et Port-Saint-Louis-du-Rhône.
     
  • 23 conseils citoyens.
     
  • 21 sites inscrits dans le Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) dont 14 à Marseille qui vont bénéficier d’importantes interventions urbaines dans les dix prochaines années.
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PETITS TRÉSORS DE QUARTIERS…
  • Cité Air Bel dans le 11e arrondissement de Marseille, des vestiges témoignent du passage des surréalistes à Marseille lors de la Seconde Guerre mondiale (Villa Air Bel).
     
  • Un belvédère construit au sein de la cité Beisson à Aix-en-Provence offre l’un des plus beaux panoramas sur la ville historique et les massifs environnants.
     
  • L’archipel : un lieu de rencontre récréatif au cœur du quartier des Canourgues à Salon-de-Provence, avec terrain multisports, de tennis et de basket, aire de pique-nique, espace cuisine en plein air, et mini-scène de spectacle.
    Ce lieu accueille chaque été en juillet, l’animation « Été décalé » qui attire près de 2000 personnes, enfants et familles, de toute la ville, avec jeux d'eau, activités sportives et concerts.

 

 

 

Le Fonds de solidarité pour le logement (FSL) : un coup de pouce pour les plus fragiles

Qu’est-ce que c’est ? Le fonds de solidarité logement (FSL) est un dispositif d’aides financières individuelles (prêts sociaux et subventions) qui s'adresse aux ménages rencontrant des difficultés particulières pour accéder à un logement ou s'y maintenir, ou qui se trouvent ponctuellement dans l'impossibilité d’assumer leurs charges d’électricité de gaz ou d’eau.

Le travail d’instruction des dossiers de demande d’aides se fait en lien étroit avec la caisse d’Allocations familiales des Bouches-du-Rhône, les travailleurs sociaux, les distributeurs d’énergie et d’eau et les bailleurs sociaux ou privés. 

Quels sont les types d’aides ?

  • Un prêt sans intérêt et/ou de subvention pour l’accès à un logement ;
  • Un prêt sans intérêt et/ou de subvention pour le maintien dans le logement ;
  • Une subvention, pour les impayés d’électricité et de gaz et sous forme d’abandon de créances pour les impayés d’eau ;
  • Une garantie du paiement des loyers pour l’accès à un logement.

Quelles sont les conditions d’octroi ? Elles sont définies dans le règlement intérieur FSL et reposent principalement sur les ressources du demandeur et sur l'importance des difficultés rencontrées.

Le logement pour lequel les aides sont demandées doit par ailleurs être situé sur le territoire de la Métropole et concerner la résidence principale. Il doit être décent, adapté à la composition et aux ressources du ménage.

Où s’adresser ?

  • Pour l'accès à un premier logement ou une première demande d'aide financière pour les impayés d'eau et d'énergie, possibilité de saisine directe en téléchargeant le formulaire correspondant ci-dessous.
  • Pour le maintien dans le logement et dès la seconde demande d'aide pour les impayés d'eau et d'énergie, prendre contact avec un travailleur social.

Téléchargez le formulaire de demande FSL Eau

Téléchargez le formulaire de demande FSL Accès / Énergie

Bilan 2017

13 000 familles aidées pour un budget total de 7 821 525 €, dont la Métropole sur ses fonds propres à hauteur de 6 M€, et les distributeurs d’eau et d’énergie pour 1.5 M€ (subventions ou abandon de créances)