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Agriculture urbaine

Agriculture urbaine

Pour le retour de la nature en ville, la Métropole s’engage en faveur de l’agriculture urbaine

Un plan de 100 actions est mis en œuvre mobilisant 2,1 millions d’euros d’ici 2020 avec pour objectif de soutenir cette activité agricole en plein essor.

 


 

L’accélération du changement climatique ajoutée aux modifications des pratiques alimentaires et des attentes citoyennes incitent la Métropole à agir sur la place à accorder à l’agriculture dans son développement urbain. D’autant que notre territoire agricole unique a des atouts, une histoire et un savoir-faire.

Des jardins partagés de Miramas à la bergerie urbaine de La Reynarde à Marseille, les initiatives d’agriculture urbaine très diverses, allant des exploitations agricoles sur les franges de la ville aux productions spécialisées sur les toits et terrasses intra-muros, se multiplient donnant une nouvelle dimension au territoire. Celle d’une métropole plus verte, plus solidaire et plus attractive.

En effet, ce retour de la nature en ville est un outil en faveur de l’environnement, de l’emploi, un facteur de renforcement de l’attractivité des centres-villes, un vecteur pour créer du lien dans les zones urbaines sur un territoire qui compte 59 quartiers dits « prioritaires » et un moyen d’action pour sensibiliser le public à une alimentation locale.

La Métropole Aix-Marseille-Provence met en œuvre un Plan d’action en faveur de l’agriculture urbaine, dont elle a adopté les axes stratégiques le 24 octobre 2019, confirmant son engagement pour une agriculture et une alimentation plus durables, ainsi que sa volonté de dynamiser le territoire.


Qu’est-ce que l’agriculture urbaine ? 

Les définitions de l’agriculture urbaine sont multiples. La Métropole englobe sous ce terme l’agriculture intra-urbaine, c’est-à-dire la production alimentaire en milieu urbain, et l’agriculture périurbaine, qui est pratiquée dans les périphéries des villes. En périurbain, l’activité agricole est principalement le fait d’agriculteurs professionnels. Dans les villes, l’agriculture intra-urbaine peut être professionnelle ou non, à vocation avant tout économique ou plutôt sociale. Elle investit des toitures ou autres espaces urbains délaissés et réinvente les pratiques agricoles. Ces deux types d’agriculture urbaine s’entremêlent sur notre territoire.  

 

Un plan en deux phases

La Métropole Aix-Marseille-Provence s’engage dans la mise en œuvre d’un plan d’action en faveur de l’agriculture urbaine destiné à répondre aux enjeux alimentaires, environnementaux et sociaux des milieux urbains et périurbains. Cette démarche est en synergie avec les stratégies métropolitaines. Elle s’inscrit dans le cadre plus large du Projet métropolitain, adopté en juin 2018, de l’Agenda environnemental présenté en décembre 2018 par la Métropole et le Département, du Projet alimentaire territorial engagé en mars 2019 et du Plan climat-air-énergie en cours 
 

 

En tant que politique pilote, le plan d’action portera, à partir de la fin 2019, sur un périmètre test, celui de Marseille, un territoire à potentiel mais qui compte 120 hectares de terres agricoles non valorisés. L’existence d’acteurs spécialisés sur lesquels s’appuyer constitue une opportunité. Dans un second temps, cette politique sera étendue car l’ambition est de placer la Métropole au rang des grandes Métropoles européennes en matière d’agriculture urbaine.
 

Des objectifs ambitieux

  • Une Métropole qui produit local et frais, qui fait entrer l’agriculture dans la ville pour sensibiliser à une alimentation saine et mieux faire connaître la richesse de l’agriculture métropolitaine ;
  • Une Métropole plus verte où l’agriculture est mobilisée pour lutter contre les îlots de chaleur, réduire les risques et préserver la biodiversité;
  • Une Métropole plus solidaire qui dynamise le lien social et améliore le cadre de vie de ses habitants.


Des mesures concrètes

Dans sa première phase de mise en œuvre, ce plan totalise 100 actions dont 30 prioritaires parmi lesquelles : 

  • L’installation d’une halle de producteurs en demi-gros dans l’Est de Marseille ;
  • La préparation d’un concours d’architecture pour installer une halle gastronomique à la Joliette, vitrine des produits du territoire, en lien avec MPG2019 ;
  • La création d’un vaste parc agricole sur les piémonts du massif de l’Étoile, sur un périmètre de 250 ha ; 
  • Le soutien aux jardins partagés et collectifs de la ville via la création d’un centre de ressources, lieu accessible à tous les citoyens ; 
  • Amélioration des conditions tarifaires d’accès à l’eau agricole à un tarif économiquement viable ; 
  • Lancement de plusieurs appels à projets visant à mettre à disposition du foncier public ou attribuer des subventions (exemple au Vallon des Douces) ;
  • Soutien à l’installation de projets pilotes de micro-fermes urbaines à Frais-Vallon – La Rose ainsi qu’aux Aygalades ;
  • Financement d’une ferme urbaine au lycée professionnel des Calanques, dans le 8e arrondissement de Marseille, qui servira de support de formation aux futurs porteurs de projet.



Les chiffres-clés

  • Plus de 40 hectares de terre mis ou remis en culture sur le territoire de Marseille ;
  • Plus de 20 exploitations agricoles professionnelles installées ou financées ;
  • 2,1 millions d’euros dédiés à l’agriculture urbaine en 2020.


Une charte pour favoriser l’installation de nouveaux agriculteurs

La Métropole a signé le 15 octobre, en préambule à son plan d’action pour l’agriculture urbaine, une charte avec l’Association française d’agriculture urbaine professionnelle (AFAUP). Le but est de favoriser l’installation d’exploitations professionnelles en zone urbaine par le lancement de plusieurs appels à projets. À travers cette signature, la Métropole s’engage à : 

  • S’inscrire dans une démarche collaborative de développement durable ;
  • Favoriser une agriculture contribuant en même temps à la production, à la protection des ressources naturelles, à l’équilibre du territoire et à l’emploi ;
  • Maintenir les exploitations agricoles existantes ;
  • Soutenir les démarches d’économie circulaire et d’insertion sociale ;
  • Garantir la maîtrise foncière des sites concernés par des futurs appels à projets et la possibilité d’y réaliser un projet durable ;
  • Veiller à l’installation d’un projet agricole économiquement viable et cohérent ;
  • Établir une contractualisation claire et équilibrée avec l’exploitant favorisant notamment une juste rémunération.

Des actions menées en totale cohérence avec le Projet alimentaire territorial (PAT)
 

 

 

 

Le PAT, un projet pour « produire et consommer ici »

Lancé en mars 2019 conjointement par la Métropole Aix-Marseille-Provence et le Pôle d’équilibre territorial rural (PETR) du Pays d’Arles, le Projet alimentaire territorial a pour objectif de développer une agriculture locale, de qualité, accessible à tous. Il s’agit de mettre le territoire au service d’une alimentation locale, durable, saine, pour le plus grand nombre, et de favoriser les circuits de proximité. 
Ce PAT, qui va entrer en phase de demande de labellisation à compter du conseil du 19 décembre 2019, est le plus important de France en termes de superficie, de population et d’enjeux. Il concerne en effet :

  • 121 communes ;
  • Un bassin de production exceptionnel : le 1er au niveau national (pour certains fruits et légumes) ;
  • Un bassin de consommation de 2 millions d’habitants ;
  • Des enjeux dans 6 domaines : économie, alimentation, foncier/équipement, environnement, gastronomie, innovation.