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La Métropole agit pour la sécurité dans les transports en commun 24/11/2021

Pratiquement toutes les utilisatrices de transports en commun ont déjà été victimes de harcèlements sexistes ou d’agressions sexuelles. Ce n’est pas une fatalité ! La Métropole Aix-Marseille-Provence lance, sur l’ensemble de son réseau, une vaste campagne anti-harcèlement. Simultanément, pour lutter contre le sentiment d’insécurité, l’institution étend le principe de l’arrêt à la demande, la nuit, à l’ensemble des fluobus de la RTM et à une partie du réseau Aix en Bus.

La Métropole Mobilité diffuse largement des affiches et des dépliants pour sensibiliser mais aussi pour informer sur la manière d‘agir et de réagir en cas d’harcèlement ou d’agression sexuelles. Cette campagne s’adresse à l’ensemble des voyageurs, les victimes mais aussi les témoins.
 

« La solidarité nous appartient, ne laissons rien passer »

Il s’agit bien sûr d’améliorer le sentiment de sécurité, de réduire les agressions, mais aussi de refuser l’impunité. Car ces comportements sont sanctionnés, et parfois très lourdement, par la loi.
 

Victime ou témoin, comment agir ?

Un dépliant est disponible à bord des véhicules, dans les stations de métro et dans toutes les boutiques Mobilité métropolitaines. Il apporte des solutions concrètes face à des situations de harcèlement ou d’agression.
Le document fournit des éléments de langage, des phrases, qui permettent de faire diversion, d’impliquer le conducteur ou les autres voyageurs, mais aussi de perturber l’agresseur.
La victime ne doit pas hésiter ainsi à s’adresser aux témoins de la scène. Elle peut aussi alerter le conducteur en parlant fort, ou interpeler directement l’agresseur : « Vous êtes filmés par la vidéosurveillance, Monsieur ! »
La victime est ensuite encouragée à porter plainte. Car, sans dépôt de plainte auprès de la police ou de la gendarmerie, il n’y aura pas d’enquête, et donc l’agresseur ne sera pas sanctionné.
 

Ne laissons pas une personne être har(seule)ée

Sur le même principe, le dépliant concerne également les témoins qui eux aussi doivent agir. Il ne s’agit pas d’héroïsme ou de se mettre en danger, mais un témoin peut, par exemple, donner un prétexte à la victime pour qu’elle puisse s’éloigner de l’agresseur : « Madame, vous avez fait tomber quelque chose, venez me voir ». Le témoin peut aussi faire semblant de connaître la victime, avertir le conducteur ou les autres voyageurs, gêner la progression de l’agresseur…
 

Si vous êtes harcelée ou agressée :

  • ne restez pas seule, impliquez les témoins pour vous faire aider,
  • alertez le conducteur, un agent de quai ou un agent des boutiques Mobilité métropolitaine,
  • appelez la police ou la gendarmerie au 17,
  • faites un signalement sur www.service-public.fr/cmi, plateforme en lien direct avec la police ou la gendarmerie.
     

Les bons réflexes :

  • Mémoriser les signes distinctifs de l’agresseur : type, âge, corpulence, vêtements, signes distinctifs…
  • Conserver les traces et objets de l’agresseur : mégots…
  • Prendre les coordonnées des témoins qui pourront appuyer votre dépôt de plainte.
     


La descente à la demande renforce la confiance dans les bus de nuit

« L’arrêt à la demande » dans les bus nocturnes apporte une réponse efficace au sentiment d’insécurité éprouvé, principalement par les femmes, la nuit, dans l’espace public. Le dispositif a été initié le 8 mars 2021, à titre expérimental, sur quelques lignes du réseau de Marseille et d’Aix-en-Provence. À partir du 25 novembre, il est largement étendu.

C’est rassurant, la nuit, dans le bus, de savoir que l’on a la possibilité de demander au conducteur de s’arrêter à un moment précis du trajet, en-dehors des arrêts programmés. On réduit ainsi le parcours à pied jusqu’à sa destination finale…
La « descente à la demande » est déployée, à partir de 22 heures, tous les jours de la semaine, sur l’ensemble des lignes des fluobus, les bus de nuit de Marseille (RTM) et à partir de 21 heures tous les jours de la semaine, sur les lignes 3, 5 et 8 d’Aix-en-Provence (Aix en Bus).
Les usagers doivent faire la demande auprès du conducteur, qui estimera s’il est possible ou pas de s’arrêter en respectant les règles de circulation et de sécurité.


Les 12 lignes concernées à Marseille

  • B3 P+R Saint-Jérôme / Technopôle de Château Gombert
  • 145 Métro La Rose / Allauch Plan de Cuques
  • 509 Bourse / Les Caillols
  • 518 Bourse / La Rouvière
  • 521 GR Saint-Charles / Luminy
  • 526 Bourse / Hôpital Nord
  • 530 Bourse / La Savine
  • 533 Bourse / IUT Saint-Jérôme
  • 535 Bourse / Estaque
  • 540 Bourse / La Solitude
  • 582 Bourse / Foch 5 avenues
  • 583 Bourse / Madrague de Montredon


Les 3 lignes concernées à Aix-en-Provence

  • Aixpress Saint-Mitre / P+R Krypton
  • 5 P+R Brunet / CC des Miles
  • 3 Grande Bastique / Val Saint-André
     

Le Département et la Métropole, acteurs de la lutte contre les violences et le harcèlement

Le Département des Bouches-du-Rhône et la Métropole Aix-Marseille-Provence multiplient les actions de prévention et de lutte contre les violences et le harcèlement.

Chef de file de la solidarité et de la protection maternelle infantile, le Département

  • soutient les associations dédiées à cette cause (près de 500 000 euros de subventions versées chaque année),
  • prend en charge l’hébergement de certaines femmes victimes de violence, avec notamment la mise à disposition temporaire de logements sociaux,
  • lutte contre toutes les formes de discriminations, en particulier grâce à la Maison départementale de lutte contre les discriminations (MDLD),
  • soutient la création de la Maison des femmes à Marseille, en mettant à disposition un bâtiment situé à la rue Saint-Pierre, et prévoit de subventionner les travaux qui permettront sa réalisation.