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Forêt et paysage

Forêt et paysage

Une identité
à défendre

Du Val de Durance et des contreforts du Luberon aux rives de l’étang de Berre, du Val de l’Arc et de la montagne Sainte-Victoire aux rivages de la Côte bleue, de la Camargue et des Alpilles au Garlaban et aux calanques… le territoire métropolitain incarne une variété paysagère inégalée. Il offre une palette de couleurs et de saveurs unique. Il s’illustre par la diversité de ses espaces naturels.

 


 

Urbaine et sauvage, par nature, la métropole concentre à la périphérie de ses villes :

  • quatre parcs naturels régionaux : Sainte-Baume, Alpilles, Luberon, Camargue,
  • un grand site : Sainte-Victoire,
  • et le Parc national des Calanques, seul parc à la fois terrestre, marin et périurbain d’Europe.

Cette diversité démographique, cette richesse topographique et géographique fondent son identité. Elles forgent son caractère. Elles façonnent ses terroirs pour bâtir un écosystème unique ; pour offrir des sites d’exception et inspirer les peintres comme Cézanne, mais aussi Renoir, Braque, Derain ou Dufy.

Un patrimoine fragile à conserver

Les espaces naturels occupent près des deux tiers (61 %)
de la surface du territoire métropolitain. Les grands massifs forestiers contribuent ainsi à la richesse exceptionnelle des sites mais la forêt méditerranéenne est fragile. Composée de pinèdes et de suberaies, elle souffre d’une grande vulnérabilité, notamment au regard du risque incendie
(4 500 hectares ravagés sur le territoire métropolitain en 2016).

Aussi, la protection et la valorisation des espaces forestiers constituent un enjeu majeur. Pour la métropole, la poursuite de ces objectifs passe donc par l’entretien, la prévention et la préservation :

  • débroussaillement,
  • réalisation de pistes DFCI (défense de la forêt contre l’incendie),
  • restauration des terrains incendiés (RTI),
  • développement du sylvopastoralisme.
Prévenir et guérir

Après le passage du feu, c’est en effet la métropole qui réalise les travaux de restauration des terrains incendiés (RTI). Cela consiste à abattre les arbres calcinés, à broyer une partie des rémanents et à confectionner des fascines. Il s’agit alors de placer ces fagots de bois en travers de la pente afin de lutter contre l’érosion et le décapage des sols, soumis au ruissellement. La sédimentation de la terre favorise et accélère la reconstitution du couvert végétal. L’opération vise à réduire la biomasse morte, encore sur pied ou dont l’état compromet la survie. Ce travail permet aussi de limiter les risques sanitaires avec le développement d'insectes pathogènes, autre fléau pour la forêt méditerranéenne.

Ville et nature

À terme, la Métropole se fixe donc pour ambition de valoriser ses espaces encore sauvages, un objectif qui pourra être atteint par le développement du sylvopastoralisme. La pratique consiste à concilier l'élevage et la sylviculture en faisant pâturer le bétail pour une production de viande et de lait. Parallèlement, des éclaircies sylvicoles peuvent concourir à la mise en valeur des arbres et permettent une production de bois. 

Les espaces naturels doivent également s'affranchir de la pression foncière. Il s'agit de protéger les ressources naturelles et paysagères face au développement urbain.

Forêts sous surveillance :
les risques en couleur

Pendant la période du 1er juin au 30 septembre inclus, un code couleurs permet d’annoncer quotidiennement le niveau de risque météorologique d’incendie, et, par conséquent, l’autorisation ou l’interdiction d’accès aux massifs forestiers de la métropole et du département :

  • orange : pas de restriction quant à la fréquentation du massif,
  • rouge : présence dans le massif forestier autorisée mais non recommandée,
  • noir : présence dans le massif forestier strictement interdite.

Propriétaires, promeneurs, simples citoyens, tous ont un rôle à jouer dans la prévention et la diffusion de l’information, dans la veille et dans l’alerte. Pour protéger les massifs forestiers durant l’été, la vigilance de chacun est primordiale et le concours de tous est crucial.

    Métropole - Aix-Marseille-Provence

     

     

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    2/3

    Les espaces naturels occupent 2/3 du territoire métropolitain

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    47 %

    Selon une étude de l'institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture d'Aix-en-Provence, 47 % des départs de feu dans les Bouches-du-Rhône ont lieu dans les zones de contact entre la forêt et les habitations en raison des conditions climatiques, mais aussi de la plantation d'espèces adaptées ou non au climat de la région. En créant une continuité de combustible, celles-ci favorisent la propagation du feu de la forêt vers les habitations.

     

     

    Pin d’Alep, un excellent constructeur

    Emblème de la forêt méditerranéenne, le Pin d’Alep est l’essence majoritaire des massifs métropolitains. Utilisé durant 3 000 ans pour la construction navale, les charpentes d’édifices religieux et les habitations, il a été oublié au XXe siècle, devenant simple combustible ou matière première pour la pâte à papier. 

    Son intégration, le 14 avril 2018, dans la norme sur les règles d’utilisation du bois dans la construction répare une injustice et ouvre la voie au développement d’une filière économique : menuiserie intérieure, ameublement, bois de charpente… Un marché prometteur.

    En région Paca, la ressource est estimée à 14 millions de m3 de bois sur pied, pour une surface de forêts de production de 145 000 hectares et une production naturelle annuelle évaluée à 400 000 m3.

    Cette reconnaissance est donc synonyme de perspectives d’emplois productifs, de valorisation économique et paysagère mais aussi d’innovation dans les principes constructifs. En continuant de séquestrer du carbone, le bois minimise en effet l’empreinte écologique des logements et jouera un rôle de plus en plus important dans la construction des villes du futur.

    Le marché de la construction reste cependant à créer. C’est pourquoi, la Métropole Aix-Marseille-Provence soutient le développement de la filière bois construction.



    Six animateurs au service d’une biodiversité exceptionnelle 

    Vingt sites du territoire métropolitain sont inscrits au réseau européen Natura 2000 en raison de la richesse de leur biodiversité. Répartis sur quelque 750 km2, ils représentent plus de 20% de sa superficie. Un cadeau de la nature que la Métropole s’attache à préserver sur les huit sites dont elle assure l’animation.

    Regroupés en six secteurs géographiques, les huit sites font l’objet de toute l’attention d’animateurs financés par l’État et l’Europe.

    À l’écoute des Métropolitains, ils délivrent informations et conseils sur les règles à respecter en zones protégées. Parce que l’on ne débroussaille pas un site du réseau européen Natura 2000 comme un autre, parce que des précautions sont à prendre avant d’engager des travaux de clôture, d’agrandissement, de terrassement…, les six animateurs Natura 2000 assurent l’interface entre les différents acteurs de la préservation des espèces : propriétaires, exploitants, usagers.

     

    Contacter un animateur Natura 2000

    Sites Côte Bleue - Chaîne de l’Estaque et falaises de Niolon
    Animatrice : Séverine Couvely
    natura2000.cotebleue@ampmetropole.fr

    Site Étoile - Garlaban 
    Animatrice : Isabelle Roux
    natura2000.etoilegarlaban@ampmetropole.fr

    Site Garrigues de Lançon et chaînes alentours
    Animateur : Alexandre Lautier
    natura2000.payssalonais@ampmetropole.fr

     

     

    Site Les étangs entre Istres et Fos
    Animatrice : Alexia Etlin
    natura2000.etangs@ampmetropole.fr

    Sites Montagne Sainte Victoire
    Animateurs : Nicolas Tomei / Julie Larguier
    natura2000.saintevictoire@ampmetropole.fr