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Gestion forestière

Gestion forestière

Dans le cadre de sa compétence Milieux forestiers, la Métropole gère, protège et valorise les espaces boisés de son territoire en liaison avec les différents acteurs de la forêt. Elle favorise une sylviculture durable qui optimise le capital forestier. Les enjeux qui rejoignent les trois grands principes du développement durable, sont à la fois environnementaux, économiques et sociétaux. Grâce à cette approche globale et multifonctionnelle, la Métropole agit pour que la préservation des forêts et les valorisations forestières ne soient pas opposées mais complémentaires

 


 

Mission préservation 

 
19 massifs, 19 plans de protection

La Métropole contribue au Plan départemental de protection de la forêt contre les incendies (PDPFCI) en organisant les travaux forestiers dits de Défense de la forêt contre l’incendie (DFCI) entrepris sur les 19 massifs du territoire. Pour chaque massif, un animateur veille à la bonne réalisation du Plan de massif qui définit et planifie les travaux à mettre en œuvre sur dix ans, afin de protéger le patrimoine naturel.

Contacter un animateur de massif : animateurspmpfci@ampmetropole.fr
Liste des contacts
ici 

 
La Métropole équipe la forêt en moyens de prévention
  • La Métropole réalise des éclaircies et coupures de combustibles dans des zones stratégiques. En réduisant la masse combustible, ces travaux ralentissent la propagation des incendies et peuvent permettre de les stopper en sécurisant l’intervention des services de secours. 
  • La Métropole crée et entretient des pistes pour faciliter l’accès des pompiers et des secours. 
  • La Métropole entretient et complète un réseau de réservoirs d’eau et de barrières à l’entrée des massifs.
 
La Métropole restaure les terrains incendiés

Malgré toutes les précautions, des incendies se produisent dans les forêts méditerranéennes. La Métropole intervient aussi à ce niveau en organisant la restauration des terrains incendiés. Cette mission permet de réduire l’impact paysager des incendies, diminue le risque d’érosion des sols et facilite le travail de régénération du milieu.

 

 

 

Le débroussaillement : une obligation légale

Les obligations légales de débroussaillement (OLD) s'appliquent aux propriétaires dans les massifs forestiers et à moins de 200 mètres de ces derniers. Le débroussaillement fait partie intégrante de la Défense de la forêt contre l'incendie. Les modalités et obligations de débroussaillement sont définies par la préfecture des Bouches-du-Rhône.

Mission valorisation

 
Une forêt cultivée est une forêt protégée

Sans entretien, la forêt se fragilise : inaccessible, elle se referme et est exposée aux incendies, aux maladies et aux aléas climatiques. En réduisant la densité des peuplements dans certaines zones stratégiques, la gestion maîtrisée de la forêt permet à l’inverse de préserver sa beauté et d’assurer son renouvellement dans le respect des critères sociaux, économiques et environnementaux du développement durable. 

 
La forêt, source d’emplois et d’essor économique

Une forêt bien gérée est aussi synonyme de ressources et d’emplois. Parallèlement aux actions de prévention, la Métropole Aix-Marseille-Provence agit aussi pour la valorisation des ressources forestières. Une mission qu’elle exerce en collaboration avec les communes et les propriétaires privés.

 
Soutien à la sylviculture

Autrefois importante, la sylviculture a fortement diminué avec l’urbanisation, et les réserves en bois du territoire métropolitain sont aujourd’hui sous-exploitées : un manque économique et un obstacle à la protection de la forêt en raison de l’augmentation de la masse combustible facilement inflammable. La Métropole Aix-Marseille-Provence favorise le développement de la sylviculture en nouant des partenariats avec les différents acteurs locaux de la filière. 

 
Aide à la création d’une filière bois

La quantité de bois potentiellement exploitable par an sur le territoire de la Métropole Aix-Marseille-Provence est estimé à 143 236 m3. Une étude récente a permis de localiser précisément les gisements. Si on arrivait à exploiter la totalité du potentiel, chaque année la forêt continuerait de croitre de 46 977 m3 puisque la régénération biologique annuelle est de 190 213 m3. Aujourd’hui, seulement 73 021 m3 sont exploités. En partenariat avec le Centre régional d’information géographique Provence Alpes Côte d’Azur (CRIGE PACA), la Métropole a contribué à l’élaboration du Schéma régional de dessertes forestières. Cet outil cartographique, réalisé à l’échelle régionale, a permis d’identifier les accès routiers et pistes forestières conduisant à la ressource. Ainsi, sur le territoire métropolitain, on dénombre 2 115,5 km de réseaux autoroutiers, routiers, de voies et pistes empruntables et autorisées qui permettent le transport du bois sur le territoire de la métropole d’Aix-Marseille-Provence. Un outil cartographique indispensable à l’exploitation et à la valorisation des forêts au travers d’une filière de production et de transformation du bois qui compte aujourd’hui près de 500 entreprises et 2000 emplois sur le territoire métropolitain, chiffres amenés à s’accroître avec la normalisation récente du pin d’Alep, désormais utilisable dans les constructions en bois.

Ne pas confondre déforestation et coupes de régénération

La coupe des arbres est nécessaire car elle permet d’éclaircir le paysage, de diminuer la biomasse combustible et de limiter le stress hydrique par arbre. En offrant de l’espace et de la lumière aux arbres restants, les coupes favorisent la biodiversité, l’installation de jeunes plants et de certaines espèces de végétaux. Elles permettent aux arbres conservés de mieux s’épanouir et de bénéficier d’un apport hydrique suffisant (ressource en eau dans le sol). De tels aménagements sont garants à la fois de la bonne santé de la forêt et de la sécurité des promeneurs.

 

 

Les débouchés du bois
  • Bois d’œuvre (construction, meubles, palettes…)
  • Bois énergie (bûches, granulés…)
  • Bois industrie (trituration et pâte à papier)

Le bois coupé dans le cadre des travaux de prévention organisés par la Métropoles est vendu à des entreprises d’exploitation forestière pour être valorisé en combustible dans les réseaux de chaleur et les centrales thermiques ou encore comme matière première pour l’usine de pâte à papier de Tarascon. Il peut également être valorisé pour la fabrication de palettes et de caisses mais surtout, il est désormais utilisable en bois de construction.

 

 

 

 

 

 

Trouver les professionnels du territoire

 

La Métropole Aix-Marseille-Provence a conçu un annuaire en ligne qui recense et géolocalise les 550 professionnels publics et privés de la filière bois présents sur le territoire. Si vous souhaitez y figurer, corriger ou compléter les informations qui vous concernent, merci de contacter le service Forêt de la Métropole : foret.paysdaix@ampmetropole.fr

 

ANNUAIRE BOIS FORÊT

 

 

La reconquête des friches agricoles d’intérêt DFCI et le développement du sylvopastoralisme

La Métropole a établi, au travers d’un contrat de coopération, un partenariat avec la Chambre d’agriculture des Bouches-du-Rhône afin d’identifier les potentialités agricoles et pastorales au sein des massifs forestiers métropolitains et de croiser ces potentialités avec les enjeux DFCI définis dans les plans de massifs. Dans un second temps, des actions d’animation et d’accompagnement permettront de mettre en relation propriétaires et agriculteurs/éleveurs afin d’atteindre les objectifs suivants:


Remettre en culture les friches agricoles d’intérêt DFCI

Dans certaines zones exposées au risque d’incendie, en cœur de massif ou en interface forêt/habitat, la Métropole incite à la reconquête d’anciennes parcelles agricoles laissées à l’abandon et qui présentent un intérêt DFCI, ainsi qu’à leur remise en culture (maraîchage, vignes, oliviers, safran…). Laissées à l’abandon, ces friches ont été rapidement colonisées par la broussaille et les pins, ce qui augmente la quantité de combustible et donc les risques d’incendie. Par son action, la Métropole leur donne un rôle de coupe-feu, tout en développant les productions locales. Une action utile à la valorisation des paysages comme à l’économie locale par la création d’emplois non délocalisables et des productions locales consommées en circuits courts.

Organiser le sylvopastoralisme

Ce mode de pâturage en milieu naturel permet d’ouvrir le milieu végétal, de favoriser la biodiversité, d’entretenir les ouvrages de DFCI (abords des pistes et des citernes), de ralentir la pousse des broussailles et ainsi limiter les départs de feux et la propagation des incendies. La Métropole facilite ainsi le développement du sylvopastoralisme dans ses forêts et contribue en même temps au développement économique du territoire par la création d’emplois et la production de produits locaux consommés en circuits courts (viande, fromages…).

Halte à la pression foncière

La Métropole œuvre à la protection de ses ressources naturelles et paysagères face au développement urbain. Dans cette optique, elle veille à la prise en compte de la forêt dans les documents d’urbanisme et met en place des mesures pour lutter contre la déprise agricole et la régression des activités pastorales. 

 

 

 

 

L’agroforesterie à l’essai

À Aubagne, la Métropole expérimente l’agroforesterie, un modèle agro-écologique qui vise à améliorer et diversifier les productions en regroupant sur un même espace deux types de culture. L’expérimentation, qui associe vergers et maraîchage, se situe à la Font de Mai sur une parcelle de 4500 m². Cette pratique renforce la production locale tout en réduisant la masse combustible. Le suivi de cette expérimentation mise en œuvre en 2016 par le territoire du Pays d’Aubagne et de l’Etoile est assuré dans le cadre du Contrat de coopération conclu avec la Chambre d’agriculture des Bouches-du-Rhône.

 

 

 
 
Le pin d’Alep : un excellent constructeur

 

La Métropole encourage l’utilisation du pin d’Alep dans la production de bois d’œuvre. Elle prévoit ainsi de recourir au bois pour la construction ou la rénovation de ses bâtiments et d’inciter les propriétaires privés à exploiter leurs parcelles. Utilisé durant trois mille ans pour la construction navale, les charpentes d’édifices religieux et les habitations, le pin d’Alep est tombé dans l’oubli au XXe siècle, faute de norme. 

Tout a changé le 14 avril 2018 avec l’attribution au pin d’Alep d'une norme (NF B52-001) lui permettant d’être utilisé dans la construction. Il peut désormais être utilisé comme bois d’œuvre en structure des bâtiments (menuiseries, charpentes, maisons à ossature bois). Cette normalisation ouvre la voie à de nouveaux débouchés pour le roi de nos forêts, synonymes de développement économique, de protection de la forêt et de valorisation paysagère.