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La Métropole fait son cinéma 30/01/2019

ECONOMIE. Aix-Marseille-Provence est un des tout premiers territoires attractifs sur le plan national pour le monde du cinéma. L’industrie de l’image est une des 6 filières stratégiques, pourvoyeuses d’emplois et de retombées économiques, que la Métropole s’engage à valoriser.

En visitant les locaux de Provence Studios à Martigues, Martine Vassal, présidente de la Métropole, entend marquer l’amorce de la structuration de la filière audiovisuelle et des industries créatives sur le territoire, berceau historique de l’industrie cinématographique (l’arrivée d’un train en gare de La Ciotat en 1895 par les frères Lumière marque le début de l’ère cinématographique). Cette stratégie se fera en lien avec la Ville de Marseille et la Chambre de commerce Marseille Provence.

Avec plus de 1715 journées de tournage par an, 88 millions d’euros de retombées annuelles, plus de 1500 établissements et plus de 3000 emplois, la Métropole se positionne à la deuxième place derrière Paris et ce secteur porteur dispose d’atouts indéniables qui renforcent le poids et l’attractivité du territoire.

Avantages naturels, qualité des studios

À l’instar de la région de Marseille ou de l’arrière-pays de l’étang de Berre, d’autres zones comme celle de Martigues ont les faveurs des réalisateurs grâce à la variété des décors naturels et urbains, un ensoleillement d’exception, atouts structurels qui permettent à la filière d'occuper une position majeure en matière de développement économique, touristique et culturel de la Métropole. Outre la série télévisée Camping Paradis, qui tourne depuis neuf ans sur le territoire et totalise près de 4,5 millions de téléspectateurs à chaque diffusion, où la série Caïn, des films à grand budget ont choisi d’y effectuer leur tournage. C’est le cas notamment de Gaston Lagaffe réalisé par Pierre-François Martin-Laval (17 millions d’euros de budget) ou de Taxi 5.

À ces avantages naturels, il convient d’ajouter des atouts qualitatifs tels que le positionnement géostratégique du territoire bien desservi par le TGV et l’aéroport, la qualification reconnue des techniciens, le dynamisme du pôle média de la Belle de Mai à Marseille, celui de Provence Studios ainsi que la présence de six bureaux du film, cinq municipaux (Marseille, Martigues, Istres, La Ciotat, Aix-en-Provence) et un bureau régional. La French Tech permettra à cette filière, qui constitue une carte maîtresse pour le développement économique, touristique et culturel du territoire, de se positionner sur les marchés des nouveaux contenus du numérique et du multimédia.

Parmi les films qui ont mis le territoire en valeur, on retrouve :

  • La Gloire de mon père et Le Château de ma mère d’Yves Robert, en 1990.
  • Un, deux, trois soleil et Trop belle pour toi de Bertrand Blier, en 1993 et 1998.
  • Love Actually de Richard Curtis, en 2003. 
  • Comme les cinq doigts de la main d’Alexandre Arcady, en 2009.
  • Un prophète de Jacques Audiard, en 2009.
  • La French de Cédric Jimenez, en 2014.
  • Marseille de Kad Merad, en 2016.